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Ijtihad et renouvellement entre le courant traditionnel et le courant moderne

Ijtihad et renouvellement entre le courant traditionnel et le courant moderne

 L’exégèse comme modèle.

Mohga Mashhour

 La problématique du renouvellement dans le domaine cognitif religieux est importante. Elle nécessite le recours à l’Ijtihad afin d’évaluer toute production pour  juger ce qui est original et qui pourrait être considéré comme un ajout, et ce qui ne présente qu’une simple répétition des idées, ou finalement les essais de renouvellement qui se situent en fait hors du contexte religieux et qu’on ne peut pas considérer comme contribution à la production d’ouvrages religieux.   

Il serait important ici de souligner un postulat de base: sans le renouvellement, la pensée religieuse risque de se retirer du champ scientifique et civil. Il est évident que le renouvellement est une nécessité pour la présence des civilisations et pour leur continuité. Il en  est une condition sine qua non.

Il y a en fait une polémique à propos des méthodologies de ce renouvellement. Nous pourrions dire qu’il existe trois grands courants de renouvellement dans la production intellectuelle religieuse.

Un premier courant  conçoit le renouvellement comme un emprunt total  du modèle occidental. C’est le modèle qui a réussi à renouveler toutes ses méthodes au nom de l’herméneutique.  Mais, en acceptant cette position,  on risque d’être dans un état de dépendance intellectuelle vis-à-vis de l’occident -sous le nom de “renouvellement et contemporanéité”- et consistant à emprunter ses méthodes sans choix du convenable et sans un réel essai pour modifier nos propres méthodes.

Le deuxième courant adopte la reproduction du patrimoine intellectuel. Selon ce courant le renouvellement consiste à puiser dans le passé pour engendrer une pensée à partir de ses origines premières. Il s’agit alors de rétablir ce qui a été démoli afin qu’il paraisse nouveau. C’est la résurrection du passé déguisé en nouveau discours, sous le nom du “renouvellement et authenticité”.

Le troisième courant est celui qui opte pour lier la modernité au patrimoine, sans avoir recours à l’analyse historique, ce qui pourrait être considéré comme une forgerie sans valeur, loin de l’essence du renouvellement.

En fait, il faut admettre une certaine réalité, c’est que dans le domaine de la créativité et du renouvellement intellectuels, le chercheur est toujours mené – à son su ou à son insu- par un système intellectuel et culturel propre à lui, composé de certaines valeurs et d’un réseau de symboles et de critères qui représentent une référence essentielle pour toute sorte de renouvellement. On ne saurait imaginer un renouvellement cognitif sans une appartenance intellectuelle déterminée.

Dès lors, nous pouvons comprendre les trois types précédents d’innovation dans la production cognitive: le premier qui appelle au renouvellement et contemporanéité projette consciemment ou inconsciemment le modèle occidental sur la matière d’ijtihad, c’est pour cela qu’il essaye d’adopter comme méthodes de renouvellement dans ses recherches celles issues de la vision occidentale. Selon ce type, l’innovation n’est possible qu’à la condition d’écarter les concepts radicaux de la religion. On doit donc se libérer une fois pour toutes des postulats dogmatiques ou du moins les réviser pour pouvoir présenter une pensée dynamique et innovante  répondant aux exigences de la période qu’il représente. Mohammad Chahrour l’exprime ainsi dans son livre Le récit dans le Coran القصص القرآني”” (p.27):” La nécessité de provoquer de véritables remous dans cette pensée (…) entendant par là la transformation des concepts de base de la pensée islamique dans sa structure initial”.

Quant au second type adoptant la reproduction du patrimoine tout en  le remettant à neuf, le courant du renouvellement et d’authenticité, il reflète les échos du  penchant conservateur traditionnel. Il appelle alors à un effort de rassemblement et de recensement du patrimoine sans nulle évaluation, ni critique, ni innovation. Selon ce courant, le patrimoine des sciences religieuses regroupe tout ce qui peut être important pour l’individu musulman, voire la société musulmane entière. Ses disciples adoptent des concepts et des méthodes statiques et hérités. Ils n’ont rien à ajouter. Leurs contributions ne dépassent pas les répétitions. Ils partent d’un point de vue défensif vis-à-vis de l’identité musulmane qu’ils considèrent comme menacée. Soulignons à cet égard le danger de considérer les idées comme des postulats figés, loin de toute modification, au moment où la pensée humaine se caractérise par son dynamisme continuel. Ce courant ne pourrait pas être qualifié d’innovateur, puisqu’il n’adopte aucune modification quant aux méthodes ni aux analyses du réel, donc point de renouvellement dans la production intellectuelle contemporaine.

Quant au troisième courant qui essaye de concilier entre le patrimoine et la modernité, il ne pratique aucune méthode critique quant à ces deux méthodologies, ni ne possède une méthode authentique de recherche. Il  s’élance plutôt à partir des données de base du patrimoine en leur ajoutant des étincelles de modernité pour acquérir  une figure de renouvellement.                            

Or, selon nous, le renouvellement en matière religieuse doit avoir pour base les principes et les postulats du modèle cognitif islamique tout en érigeant un dispositif de méthodologies contemporaines dépassant la recherche traditionnelle immuable pour atteindre une production intellectuelle et cognitive contemporaine et innovatrice qui respecte les dogmes de la doctrine et sa vision globale. Ce renouvellement ne considère pas le respect des dogmes comme une entrave à l’innovation, se prévalant d’une idée établie depuis des décennies par l’intellectuel défunt Dr. Abdel Wahhab al Messiri. D’après lui, c’est un principe méthodologique qu’il a surnommé “la problématique  de la partialité”[1].

On entend par cette problématique l’existence de certaines valeurs et certains principes latents et implicites dans les modèles cognitifs ou les moyens et méthodes de recherches qui orientent tout chercheur. Ces valeurs existent dans tous les modèles de pensée. Mais Al Messiry envisage surtout des partialités secrètes en faveur du modèle occidental, qui parait dominer clairement nos connaissances et nos sciences, du fait qu’il représente la civilisation contemporaine dominante. Ceci s’exprime soit dans nos expressions scientifiques, dans nos méthodes, dans nos moyens de recherche ou même dans nos valeurs. Dr. Al Messiry propose de remplacer ces partialités cognitives occidentales par des expressions, des méthodologies et des valeurs relevant du modèle cognitif islamique. Dr. El Messiry, attribue la dominance du modèle occidental à sa simplicité, et son attrait logique, ce qui lui a valu d’être l’idéal que tout projet intellectuel arabe essaye de suivre. Au point que certains courants intellectuels qui essayent de s’inspirer du modèle islamique et arabe (tel le courant du nationalisme arabe qui adresse des critiques aux postulats du modèle occidental), ces courants n’ont d’autre objectif que la reformulation des profondeurs de l’identité arabe à l’instar du modèle occidental, tout en lui réservant la forme extérieure arabe. Le but est toujours ainsi : suivre le progrès occidental.

Dr. El Messiry souligne que chaque perspective a, en arrière-plan, son système de valeurs, de postulats et des réponses à des interrogations ultimes qui forment tous en leur ensemble les racines et les motifs de cette perspective. Par la suite, toute méthodologie de renouvellement –non seulement en matière religieuse- ne peut être  tout à fait impartiale ni objective. Toutefois, les postulats de telle ou telle perspective ne doivent pas constituer des obstacles à sa créativité.

Ce concept a été déjà proposé par Mahmoud Chaker dans le contexte d’élaboration de toute méthode. En fait, il nie catégoriquement la possibilité qu’une méthode puisse être impartiale. C’est pourquoi il propose l’idée de “pré-méthode” qui montre l’importance des dimensions occultes formant la personnalité de tout chercheur: la langue, la doctrine, la culture, la vision générale de la vie humaine, voire de l’univers.  Ces dimensions caractérisent la vision propre à chaque chercheur dans son trajet de renouvellement cognitif et son point de vue analytique. Selon lui, “Le renouvellement est un mouvement dissimulé dans toute culture.”[2] 

Le renouvellement dans le domaine religieux est donc inséparable d’une vision globale comprenant son capital cognitif afin de le faire évoluer  et ce sans porter atteinte à son contexte.

Ainsi, le chercheur ne doit ressentir aucun embarras d’annoncer son adoption des principes dogmatiques pour élaborer un modèle cognitive islamique. Par là, il peut formuler une perspective de recherche émanant du texte fondateur, le Coran, texte saint et unique. Toute créativité dans le domaine religieux impliquera d’évoquer la source référentielle de la recherche, cette source intarissable, fascinante par la diversité et la richesse de ses sens, ce qui la rend apte à répondre à tout objectif de renouvellement visé par le chercheur.

Étant établi que le Texte Saint est la source de référence, on pourrait réévaluer les méthodologies appliquées dans le but de renouveler la production cognitive et de créer d’autres méthodes de recherche répondant à la nature des problèmes propres à chaque époque. Ceci nous mènera à remettre en question plusieurs acceptions et idées qui ont acquis avec le temps une certaine valeur imméritée. Ce qui mène en fin de compte à la libération intellectuelle des esprits dans leur démarche de modernisation tout en assurant l’engagement méthodologique dans le cadre d’une vision islamique intégrale.

Il s’avère donc que la modernisation dans le domaine religieux n’est point “un effort de recherche (ijtihad) dans l’ombre du patrimoine qui vide le renouvellement de son essence”[3] comme allèguent les intellectuels du courant moderne. C’est plutôt un ijtihad dans le cadre d’une vision globale bien distinguée de toute autre vision, une vision indispensable pour une création dans le contexte du modèle islamique et non pas le modèle occidental ou séculaire.

L’exégèse entre le courant traditionnel et le courant moderne.

Le Coran est un texte immuable, révélant et conservant la sagesse divine. Or, la production humaine essayant de comprendre et d’interpréter ce texte varie selon la culture et l’arrière-pensée de chacun, conditionnée par le temps, le lieu et le contexte culturel et intellectuel. Si le chercheur appartient à une vaste culture, tout en assimilant les conditions de son époque, il serait apte à se rapprocher des significations profondes et des réalités miraculeuses de ce texte divin. En fait le Coran est un texte à multiples accessibilités allant de pair avec les changements d’ordre spirituel, culturel ou autres, propres à chaque génération. C’est ainsi que chaque génération pourrait puiser dans ses sens intarissables, laissant d’autres richesses inexplorées pour être découvertes par des générations à venir. S’il en est autrement comment serait-il le miracle ultime jusqu’au jour dernier!

L’intérêt porté à l’exégèse s’est avéré dès les premiers temps de la révélation du Coran au prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et n’a jamais cessé depuis. L’exégèse du texte coranique est un champ intarissable de production, différant par la méthode ou par les courants qui la produit. Elle diffère souvent par la méthode d’aborder le texte, soit d’une manière horizontale en suivant l’ordre des sourates et de leurs versets, soit sous la forme d’analyses regroupant les versets concernant tel ou tel sujet. Cette production abondante est le fruit de la contribution de toutes  les écoles et les courants, arabes ou autres, quelles que soient leurs appartenances. Ceci souligne l’intérêt porté à ce texte, intérêt du à sa singularité, malgré les transformations dans la relation avec le sacré vécues par les diverses communautés internationales. Reste à noter que pour comprendre la mentalité des peuples arabes et leur production intellectuelle il est indispensable de comprendre le texte de référence commandant leur mentalité et leur vie.

Cette importance majeure implique aux ulémas de l’exégèse, science capitale, de déployer leurs efforts afin de modifier et de théoriser de nouvelles accessions au texte saint, afin de découvrir ses trésors et ses apports.          

Toutefois, il n’est guère acceptable de renoncer aux œuvres d’exégèse composées tout au long des siècles passés. Le lecteur du Coran, voire les exégètes quelle que soit leur appartenance intellectuelle, ne pourraient se dispenser de recourir aux exégèses traditionnelles pour en comprendre la polysémie des mots et les structures de rhétorique et de syntaxe. Cet héritage scientifique accumulé est le fruit des efforts scientifiques énormes exécutés pendant des siècles. Il ne faudrait jamais les éluder pour commencer du point zéro à chaque essai éventuel d’exégèse.

Pour entreprendre une nouvelle exégèse sans le recours à l’infrastructure linguistique, sémantique, rhétorique ou syntaxique contenue dans les exégèses traditionnelles est considéré un abus inacceptable. En fait, il y a une méthode d’interprétation du Coran par le Coran lui-même comme il y a une méthode d’interprétation par les paroles transmises du prophète (les hadith) et enfin l’interprétation partitive qui aborde chaque verset séparément des autres. Cette interprétation pourrait être d’ordre jurisprudentiel, linguistique, sémiotique, sémantique ou stylistique.

Cette nécessité de préserver l’exégèse traditionnelle est considérée comme primordiale par les anciens tels Al-Siouty qui insiste sur le fait qu’” il est inacceptable de renoncer à conserver l’exégèse des sens directs, en fait on ne peut aspirer à bien mener la portée de l’intérieur des sens sans en maîtriser l’extérieur. Celui qui réclame l’accès aux mystères du Coran sans avoir une ferme connaissance  des sens directs des mots est comparable à celui qui se vante d’accéder au cœur d’une maison sans en avoir même dépassé la porte.”[4]

Toutefois, ces exégèses représentent quelques problèmes:         

En premier lieu du point de vue contenu: ces œuvres d’exégèse contiennent plusieurs récits israélites et des récits infirmés, d’autre part, certaines interprétations sont tombées en désuétude sous l’effet des nouvelles découvertes scientifiques.

En second lieu: ces œuvres d’exégèse sont marquées par l’emploi d’un langage relevant d’une époque révolue qui s’éloigne beaucoup du langage contemporain. Ce qui représente un obstacle à certains chercheurs ou lecteurs contemporains pour en tirer profit.

En troisième lieu: la méthodologie de ces œuvres porte grand soin au lexique des significations directes, sans explorer suffisamment les significations terminologiques ou linguistiques pour aboutir aux portées de l’énoncé. L’analyse de la densité et du dynamisme des relations entre les sens y fait défaut. La cause en est que les méthodologies employées dans ces œuvres sont traditionnelles et ne satisfont pas la mentalité contemporaine qui est au courant des dernières découvertes et recherches de par le monde.

C’est pourquoi il incombe aux exégètes contemporains de revoir  l’interprétation des versets pour formuler, à partir de ces versets, des visions, des méthodologies et des interventions différentes de celles appliquées dans les œuvres du patrimoine. Il leur convient de même d’utiliser un langage plus accessible au lecteur contemporain.

Notons que le point de départ de tout chercheur dans sa démarche d’exploration des significations des versets du Coran devrait être la sauvegarde de la sainteté du Coran en tant que texte révélé. Ce qui signifie le total respect des fondements cognitifs régissant la méthode de procéder avec ce texte exceptionnel. Si l’on dépouille ce texte divin de son caractère sacré, pour le traiter comme un texte humain, sous prétexte de libérer le chercheur de toute restriction afin qu’il s’élance dans le processus de créativité, on risque, par cette tentative, d’enfreindre les principes de base de lecture du texte coranique. L’essai du chercheur ne pourrait par là être compté parmi les interprétations valables du Coran et ne serait donc que des efforts dispersés parmi d’autres selon les intérêts des chercheurs dans les différents domaines de compréhension du texte.

Il convient donc de signaler brièvement les fondements cognitifs de l’interprétation du Coran: [5]

  • Le Coran convient à touts les temps et à tous les lieux: cette hypothèse exprime la faculté exceptionnelle du texte de continuer à engendrer des significations renouvelées tout au long des époques successives et dans tous les lieux.
  • Les versets du Coran sont les plus parfaits littérairement et linguistiquement. Le Coran a porté la langue arabe à l’apogée de sa capacité structurale, rhétorique, syntaxique, de sorte qu’il nécessite des méthodologies créatives pour sonder les fonds de ce texte sacré.
  • Le récit dans le Coran est vrai: outre l’exhortation et les leçons contenues dans les récits du Coran, le récit relaté dans une langue artistique et subtile contient des dimensions historiques correctes et détaillées concernant les personnages et les événements.
  • Les versets des sentences dans le Coran sont fermes et bien ajustés: on ne doit jamais leur ôter leurs caractères de stabilité et du bien-fondé. 

La méthodologie d’approche interprétative du Coran:

Par l’induction et la méditation, on peut apercevoir la ressemblance entre les méthodologies de raisonnement et d’interprétation du Coran et celles de découverte et d’interprétation des phénomènes universaux et des lois cosmiques. Les deux types de méthodologie sont basés sur l’hypothèse que le Coran “le livre divin rédigé” est comme l’univers “le livre divin observé”. Et eux deux, ils représentent le facteur constant de la recherche.  Par ailleurs, les efforts déployés pour les comprendre, ainsi que les résultats des recherches pour sonder leurs secrets au niveau cognitif, technologique, ou théorique représentent le facteur subsidiaire variable.

Les deux lectures ont une même méthodologie et une même finalité. La lecture de l’univers observé vise la découverte des théories scientifiques qui le régissent et les secrets des phénomènes miraculeux qui annoncent la toute puissance divine. Outre la découverte des lois cosmiques et des secrets du corps humain et des dons qu’Allah a octroyé à l’homme responsable du mandat sur la terre. Cet état de chose est effectué à l’aide des dispositifs et des équipements pour élaborer les théories et les méthodologies scientifiques aptes à déchiffrer les secrets de l’univers crée par Allah au service de l’homme. Ce dernier est dans une tache ultime depuis son existence sur la terre pour découvrir les secrets  de la création de l’univers et de l’être humain et non pas pour défier leurs lois ou les transgresser.[6]

Parallèlement, la lecture du livre révélé d’Allah vise à parvenir à son caractère inimitable, miraculeux, et à tout ce qu’il cache de richesses et de secrets de signification, de linguistique, de rhétorique ou en fin des vérités scientifiques. En fait le Coran représente un défi persistant tout au long des siècles face aux chercheurs qui essayent de dévoiler tous ses secrets, ce qui nécessite à son tour la mise en application de nouvelles méthodologies et techniques aptes à sonder ses profondeurs, à l’instar de celles déployées pour l’exploration de l’univers. Le Coran est le miracle renouvelable de tous les temps, point de messagers ni de miracles hormis le Coran jusqu’à la fin des mondes.

 

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[1]A-w. Al Messiry, Problématique de la partialité.   إشكالية التحيز. دعوة معرفية ودعوة للاجتهاد. المعهد العالمي للفكر الإسلامي

[2]  M. Chaker, Message pour notre cultureمحمود محمد شاكر (1987) ،رسالة في الطريق إلى ثقافتنا. مطبعة المدني، ص. 158.

[3] M. Chahrour, Les récits coraniques: lecture contemporaine.   محمد شحرور (2010). القصص القرآني قراءة معاصرة. ج. 1. بيروت: دار الساقي. ص ص. 19 – 20.

[4] Al-Siouty,  السيوطي، (2008) الإتقان في علوم القرآن. ج. 2، ص. 523.

[5] Ces Fondements ont été l’objet d’une étude exhaustive dans une recherche séparée.

“Puisqu’Allah fait venir le soleil du Levant, fais-le donc venir du couchant” (Al-Baqarah, 285).

Traduction : Amira Mokhtar.

Revised : Dr. Heba Machhour.

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